B O N N E A N N E E


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*Le dessin n'est pas de moi, mais le coloriage est de moi ^^ *





! ! !____________Carlisle fiction______________!
! ! !____________Carlisle fiction______________!
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Ma fiction Twilight
_____racontée par Carlisle Cullen
Gwenn




Première fiction que je poste...
____ ...mais énième récit que j'écris


Votre avis compte beaucoup...
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Merci à ceux et celles qui ont le courage de commencer à lire...
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Les personnages de la saga appartiennent à Stephenie Meyer...
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Ma deuxième fiction sur Carlisle&Esmé : Twii-Light-Carlisle-x3


Blog de "news" avec articles&interviews exclusives sur les personnages de Twilight, Star Wars et Harry Potter, créé par moi et une amie : News-Twilight-Starwar-hp
=> c'est de l'humour. A prendre au second degré donc, tout ce qu'on écrit sort de notre imagination et ne sert qu'à faire rire !!!





1000
__2000
___3000
____4000?



Les Volturi, qui en voulaient à Renesmée, sont partis depuis quelques mois maintenant et la vie, calme et paisible, a repris son cours à Forks. La paix règne entre les Quileute et les Cullen, et tout va pour le mieux.
Mais Alice a une vision. Un vampire inconnu, végétarien et possédant un don formidable compterait venir leur rendre visite. Etonnement : il est en fait accompagné de deux autres vampires, végétariens également. Ma
is comment se fait-il que, soudain, il semble ressentir de la jalousie pour Carlisle ? En voudrait-il à Esmé ?
C'est alors qu'une nouvelle vision s'impose : Alice annonce l'existence de créatures mythiques qui semblent exister. Qui sont-elles ? Et quel est leur lien avec Stephen, le vampire au pouvoir extraordinaire ?
Une guerre impitoyable se profile à l'horizon.
La fiction est en majeure partie racontée par Carlisle Cullen.



Ma fiction est répertoriée ici



/!\ Je change la présentation des chapitres !

# Posté le samedi 05 septembre 2009 16:22

Modifié le jeudi 31 décembre 2009 11:13

Chapitre 1 : Ł'αииινєяѕαιяє

Chapitre 1 : Ł'αииινєяѕαιяє
PDV Carlisle

C'était une journée de Septembre à Forks. Il pleuvait, il y avait du vent et la température était plutôt frisquette. Du moins pour les humains. Bref, un jour comme les autres dans l'Etat de Washington. Mais pour nous, les Cullen, elle était différente des autres. Pour la simple et bonne raison que, un an exactement auparavant, Renesmée était née. Mi-vampire mi-humaine, c'était la fille de mon propre fils, Edward, et de sa femme, Bella. Bien qu'elle n'ait qu'un an, elle avait la taille et l'intelligence d'une enfant de 4 ans. Elle avait grandi à une vitesse hallucinante., au début. Moins maintenant, mais elle poussait toujours très vite.

- Oh, hé, Carlisle, tu m'écoutes ?

Je relevai la tête. Esmé agitait la main devant mon visage.

- Toujours perdu dans tes pensées, hein ? constata-t-elle en souriant.

Je lui rendis son sourire et me levai.

- Désolé. Je pensais à Nessie.
- Comme nous tous. C'est son anniversaire, aujourd'hui. Tu ferais mieux de descendre, d'ailleurs, sinon Alice va nous étriper.


Je rigolai. Alice adorait organiser des fêtes de ce genre. Nous en avions souvent fait l'expérience avec l'anniversaire de Bella (qui s'était fini en désastre et avait hélas abouti à des événements dramatiques...), la fête organisée après qu'elle, Alice et Edward eurent passé leur bac, et enfin le mariage d'Edward et Bella, qui avait été de loin le plus réussi.

- Très bien, j'arrive !

Je me dirigeai vers la porte, mais mon regard s'étant posé sur le miroir qui me reflétait ainsi qu'Esmé, je m'arrêtai net.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu te remets à rêvasser ? plaisanta ma femme.
- Non, mais tu ne crois quand même pas qu'Alice va me laisser garder ma tenue de travail ?


Esmé inspecta du regard ma chemise bleu ciel et mon jean bleu marine, haussa les épaules et sortit une monstrueuse cravate orange de l'armoire.

- Tu es très beau, comme toujours, ce n'est pas la peine de porter un smoking non plus. Mais mets donc ça, si tu veux paraître plus... euh... habillé, s'esclaffa-t-elle en me lançant la cravate.
- Quoi, tu veux que je porte cette horreur ? grommelai-je en balançant l'accessoire sur le lit. Non merci. Je ne vais pas à un carnaval.


Hilares, nous descendîmes les escaliers. En arrivant dans le salon, je constatai qu'Alice n'y avait pas été mollo sur la déco : il y avait des guirlandes de lumières étendues d'un coin à l'autre de la grande pièce, et les murs étaient presques tous recouverts de papier crépon blanc et bleu. Une odeur fraîche et agréable flottait dans l'air. Elle rappelait l'odeur du sel, de l'iode du bord de mer. Sur une table trônait un énorme gâteau blanc, décoré de coquillages et d'étoiles de mer en sucre. Il était écrit dessus : "Joyeux anniversaire Renesmée ! "

- Superbe, Alice, commentai-je. Tu es une excellente décoratrice.
- Merci ! s'exclama-t-elle, enchantée. Heureuse que ça te plaise ! Et toi, Esmé ?
- C'est magnifique, bien entendu. Tu as choisi le thème de la mer ? ajouta-t-elle en humant l'air.
- Oui. C'est pour Nessie, elle adore la mer. Tu sais, quand Jacob l'emmène à la plage de la Push...
- Ah, d'accord. Et Nessie, où est-elle ? m'enquis-je.
- Là-haut, répondit Alice en désignant le plafond. Rosalie est en train de la coiffer.
- La pauvre, s'esclaffa Bella, qui venait d'entrer à son tour. Heureusement qu'elle aime ça. Je me demande d'ailleurs comment elle fait, ajouta-t-elle en grimaçant.
- Tu sais, Bella, tout le monde n'a pas la phobie des vêtements, contrairement à toi !
- Pfff ! J'appelle ça de la torture, moi.
- N'importe quoi ! Ta fille est plus raisonnable que toi !
- Hum...
- Bon, vous avez fini, vous deux ? grommela quelqu'un en haut des escaliers. Alice, j'aimerais que tu viennes pour la robe de Ness... Renesmée.
- J'arrive tout de suite ! s'exclama Alice en fonçant rejoindre Rosalie tandis que Bella levait les yeux au ciel.
- c'est ton tour dans deux jours, Bella, lui rappelai-je. Tu auras...
- Vingt ans, je sais, grommela l'intéressée. Maintenant que je suis comme vous, ça ne me dérange pas, mais j'espère qu'Alice ne va pas faire une fête comme ça.


Nous rigolâmes, puis nous fûmes interrompus par Jasper, qui surgit dans la pièce par la baie vitrée. des goutelettes de pluie dégoulinaient de ses cheveux.

- Salut ! lança-t-il joyeusement. Je viens d'aller chasser.
- Excellente initiative. Tu devrais te sécher les cheveux et te changer, sinon Alice risque de mordre si elle te voit dans cet état, conseillai-je.
- Je sais me battre, s'esclaffa-t-il. Au fait, qui est invité ?
- Charlie, Sue, les loups-garous, Quil l'ancien, Billy... énuméra Bella.
- Tous les loups-garous seront là ? s'exclama Rosalie en descendant les marches de l'escalier. La maison va empester pendant des siècles ! Heureusement qu'Alice a pensé à parfumer la pièce !
- Rose, la morigéna Esmé. Ne dis pas ça. Tu sais bien que les Quileute sont nos amis...
- Et alors ? ça ne change rien, ils puent toujours autant.


Je soupirai et levai les yeux au ciel. Rosalie était comme ça. Depuis que Jacob s'était imprégné de Renesmée, les Quileute et nous, les Cullen, étions devenus amis, et tout le monde s'entendait bien. Chacun avait le droit d'aller sur le territoire de l'autre. Par exemple, Sam ne m'en tiendrait pas rigueur si j'allais sur la plage de la Push me promener, et il en était de même si un des loups-garous s'aventuraient sur notre territoire. Le traité n'existait plus, en quelques sortes. Mais si un danger venait, genre une horde de nouveaux-nés près à dévaster Forks ou Seattle, Cullen et Quileute seraient alliés, comme nous l'avions été quelques mois auparavant, lorsque les Volturi étaient venus ici en croyant que Renesmée était une enfant immortelle - un tabou chez les vampires. Malgré la paix qui régnait désormais, il y avait toujours quelques exceptions : Rosalie n'appréciait toujours pas les loups-garous (Jacob en particulier), et Leah avait une dent contre nous. Son frère, en revanche, avait développé une amitié surprenante avec Edward.

- Bon, je monte, déclara Jasper.
- Moi aussi, fit Bella. Tu viens, Rose ?


Je les regardai monter les escaliers avec grâce, puis je pris la main d'Esmé et l'entraînai vers le canapé, où je m'assis. Elle s'installa sur mes genoux.

- Il n'y a plus qu'à attendre les invités, dit-elle en s'appuyant contre mon torse.
- Mmmh... oui, marmottai-je en caressant distraitement ses douces boucles caramel.


Nous restâmes un moment ainsi, puis Esmé devina que quelque chose me trottait dans l'esprit. Elle était si compréhensive... que ferais-je sans elle ?

- A quoi penses-tu ? s'enquit-elle.
- A qui, plutôt, la contredis-je.
- Hum... tu te défiles, n'est-ce pas ? fit-elle, amusée.


Je restai silencieux.

- Très bien. Alors, à qui penses-tu ?
- A Charlie. Le père de Bella.
- En quel honneur ?
- Je crois qu'il... soupçonne quelque chose sur notre nature, soupirai-je.


Je pensais souvent à cela. Jacob lui avait montré qu'il était un loup-garou, et lui avait expliqué que "Bella ressemblait plus à Esmé qu'à Renée, aujourd'hui", sans préciser qu'elle était en réalité devenue vampire. Mais Charlie n'était pas bête : il avait remarqué notre beautée inhumaine à nous autres Cullen. Notre paleur surprenante, nos yeux dorés, la grâce avec laquelle nous nous déplacions... Charlie s'était rendu compte que sa fille Bella avait désormais ces caractéristiques. Il avait également remarqué qu'elle ne mangeait pas. Comme aucun autre des Cullen, d'ailleurs. Il ne disait rien, mais il arrivait qu'il pose un regard soupçonneux sur Bella, Edward, moi et Jacob tour à tour.

- C'est possible, lâcha enfin Esmé. Mais même s'il venait à deviner ce que nous sommes, je ne crois pas qu'il le prendrait mal. Après tout, il l'a bien pris, quand il a appris que Jacob est un loup-garou.
- Ce n'est pas ça, le problème. Je sais que Charlie est fort et peux supporter ça. La menace vient d'ailleurs.
- Qu'est-ce que... commença Esmé, déconcertée. Oh ! s'interrompit-elle. Les Volturi...


Soupirant, j'acquiesçai. Que Charlie soit au courant de notre nature ne me dérangerait pas ; mais si les Volturi apprenaient qu'un humain connaissait notre secret, ils n'hésiteraient pas à le tuer...

- Ne t'en fais pas, me rassura Esmé en posant sa douce paume sur ma joue (je fermai les yeux). Il y a peu de chances que Charlie devine la... vérité.
- Bella avait deviné ce que nous sommes, elle, rétorquai-je en rouvrant les yeux.
- Mais Jacob a révélé les légendes Quileute à Bella. Sans cela, elle n'aurait pas pu savoir...
- Charlie fréquente souvent la Push. Il a certainement dû entendre parler des légendes Quileute, sans peut-être y faire attention, argumentai-je.
- Bon, il ne sait pas, pour l'instant, alors inutile d'y penser. On s'inquiétera en temps voulu, conclut-elle.


Je souris et embrassai le sommet de son crâne. J'étais si détendu en compagnie d'Esmé...
Je la laissai ronronner un moment sur mes genoux, puis Edward arriva, flanqué d'Emmett et Jacob. Je me levai aussitôt et posai doucement Esmé par terre avant de passer un bras autour de sa taille.

- Bonjour, Jacob, le saluai-je.
- Salut, Carlisle. Où est Nessie ? s'enquit-il en regardant autour de lui.
- En haut, le renseignai-je. Alice est en train de l'habiller, mais elle devrait avoir fini, je pense.
- Effectivemment, annonça ma fille. Il y a longtemps qu'on a fini, d'ailleurs.
- Ah oui ? Et vous faisiez quoi, alors ? demanda Jasper en surgissant à son tour et en passant ses bras autour d'Alice.
- On discutait, nous informa Rosalie, qui venait d'arriver. Nessie, tu viens ? appela-t-elle en se retournant.
- Oui, oui, fit la voix de ma "petite-fille" (je suis grand-père, halala...).


Renesmée sortit de la salle de bain, et je fus stupéfait. Elle était magnifique. Ses longs cheveux bruns avaient été lavés, brossés, et ils étaient coiffés de manière à ce qu'ils retombent en une superbe cascade sur ses épaules et dans son dos. Rosalie avait fait une tresse de chaque côté de sa tête et les avait attachées ensemble derrière la tête avec une barrette argentée, ce qui faisait une sorte de courronne. Nessie portait une robe bleue azur, sans manches, qui descendait jusqu'au dessus des genoux. Le vêtement était maintenu par une fine ceinture en cuir noir avec une boucle argentée. Enfin, elle était chaussée de petites ballerines argentées.
Dans cette tenue, Renesmée était resplendissante de beauté.

- Renesmée, murmura Edward. Tu es... magnifique.

Bella, Esmé et Jacob acquiescèrent. Nessie rougit légèrement, ce qui ne fit que la rendre encore plus ravissante. Elle descendit les marches en quelques bons et alla rejoindre sa mère, qui l'embrassa sur la joue.

- Tu es incroyablement belle, mon coeur, commenta-t-elle.
- Les loups-garous arrivent, intervint Edward. Ils seront là dans deux minutes.


Renesmée sourit, imitée par Jasper et Emmett. Rosalie, elle, grinça des dents. Un instant après, la sonnette de l'entrée retentissait, et je filai ouvrir la porte sur Sam, Embry, Quil, Seth, Leah et tous les autres loups-garous, ainsi que Billy, Quil Ateara l'ancien et enfin, Charlie et Sue.

- Bonjour ! Entrez donc, fis-je avec un sourire en m'écartant pour leur laisser le passage.

Alice fonça vers nous et s'exclama :

- Super ! Tout le monde est là en même temps ! On peut commencer !
- Alice, soupira Esmé, laisse-les au moins entrer !
- Qui a fait la déco ? voulut savoir Charlie. C'est superbe.
- Devine, grimaça Bella.
- Ce n'est pas dur à deviner, rigola Jacob.


Renesmée rit à son tour, et tous les invités se tournèrent vers elle. A leur tour, ils restèrent bouche bée.

- Nessie ! souffla Charlie. Tu es... magnifique !

Je laissai faire les embrassades et tout le blabla et filai dans la cuisine, hors des regards, où je fus rejoint par Esmé. Je lui souris et l'enlaçai.

- ça va être une super fête, dis-je.

Je la lâchai après avoir déposé un baiser sur son frond et cherchai quelque chose à faire. Rien, naturellement. Je ne savais même pas pourquoi j'étais venu dans la cuisine au lieu de rester au salon. Je pris donc la main d'Esmé et retournai dans la pièce principale tout en l'entraînant avec moi.
Dans un coin, Emmett et Jasper discutaient avec Embry, Quil, Paul et Jared. Un peu plus loin, Seth était avec Jacob et Renesmée. Alice parlait avec Leah et Sue, et Charlie avec Billy, Quil l'ancien, et Bella. Plus loin, les autres loups-garous étaient avec Edward (qui parlait avec Sam) et Alice. Quant à Rosalie... appuyée contre le mur, bras croisés, elle regardait les loups-garous avec un air un peu dégoûté. Je filai la rejoindre et lui murmurai :

- Sois sympa, s'il te plait, Rose.

Elle n'eut pas le loisir de répondre car à cet instant, Alice lança :

- Allez, Nessie, ouvre tes cadeaux !

Tout le monde se mit à sourire, et Bella poussa sa fille vers la table basse où s'entassaient plusieurs cadeaux.

- Celui-là, c'est de ma part à moi, indiqua Jacob en désignant un petit boitier en cuir entouré d'un ruban bleu.

Nessie le prit et enleva rapidement le ruban, puis elle ouvrit la boîte. C'était une chaîne en argent, avec un pendentif en bois brun-roux qui représentait un loup en train de bondir.

- Oooh ! fit Nessie, impressionnée. Merci, Jake ! C'est toi qui l'a fait ?
- Hum... oui. J'ai acheté la chaîne, pour le collier, mais j'ai sculpté moi-même le pendentif. C'est Billy qui m'a appris, ajouta-t-il en adressant un clin d'oeil à son père. J'en avais fait un à Bella.


L'intéressée leva le poignet et tout le monde put voir son bracelet auquel était accroché un loup ressemblant beaucoup à celui de Nessie. Jacob mit le collier autour du cou de cette dernière, puis Edward mit un paquet emballé de papier bleu avec des étoiles argentées dans les mains de sa fille.

- De la part de ta mère et moi, précisa-t-il.

Nessie continua à ouvrir ses paquets. A chaque fois elle était ravie. Ses parents lui avaient offert un CD avec un mélange de plusieurs oeuvres françaises musicales, telles que "Les quatres saisons" de Vivaldi, ou d'autres morceaux de Mozart (Renesmée adore la musique classique... elle aime beaucoup écouter Edward et Rosalie jouer du piano.) Alice et Rosalie lui avait offert une panoplie de quatre ou cinq robes, toutes bleues et magnifiques, mais toutefois assez simples pour être portées tous les jours. De la part d'Emmett et Jasper, elle avait eu un I-Pode tout neuf (bleu, comme par hasard...) sur lequel ils avaient déjà mis je-ne-sais-combien de chansons diverses, de tous les styes de musique, du rock à la musique classique en passant par le jazz. De la part de Quil l'ancien, Billy et la meute de loups-garous, elle avait eu un grand cadre dont le bois était peint en un marron rappelant la couleur des arbres et verni. C'était une magnifique peinture représentant une clairière magnifique, en pleine forêt, avec un aspect sauvage donné par les fleurs multicolores qui entouraient l'endroit. Au centre, dans un rayon de soleil, se trouvaient un énorme loup brun-roux, que j'identifiai comme Jacob, et deux vampires qui brillaient de mille feux : Edward et Bella...
C'était une oeuvre magnifique, reproduisant la réalité avec une perfection digne des plus grands artistes.

- Qui... qui est-ce qui... l'a... peint ? balbutia Renesmée après être restée silencieuse une bonne minute entière, béant d'admiration.
- Moi, admit modestement Quil l'ancien. Mais après, tout le monde a mis un petit coup de pinceau pour ajouter sa touche personnelle. Ca te plait ?
- Bien sûr ! C'est incroyablement beau ! Merci mille fois !
- Il y a un truc qui m'étonne, marmotta Charlie, l'air perplexe.

Je sentis Edward se raidir. Il savait certainement ce qui décontenançait Charlie.

- Et c'est ? m'enquis-je.
- Pour Jacob, je comprends qu'il ait été représenté en loup, puisque c'est un loup-garou, mais pourquoi avoir peint Edward et Bella en les faisant briller comme si leur peau était composée de diamants ?


Il y eut un silence gêné durant lequel personne ne dit un mot. Tout le monde dans la pièce savait pourquoi : nous étions des vampires. Seul Charlie n'était pas au courant. Au bout d'un moment, Billy tenta quelque chose pour sauver la situation :

- C'est parce qu'ils sont au soleil. Quand on les fait briller comme ça sur une peinture, ils paraissent plus beaux... resplendissants, quoi.
- Hum... fit un Charlie sceptique.
- Euh, hum... bon, Nessie, tu ouvres ton dernier cadeau ? m'empressai-je maladroitement de lancer. C'est de moi et Esmé.
- Pardon ? marmotta Renesmée, qui pensait visiblement à autre chose.
- Ce que tu peux être distraite, Ness, soupira Charlie. Ton grand-père te propose d'ouv...
- Ne m'appelez pas grand-père ! coupai-je, faussement irrité. Je ne suis pas si vieux, non ?
- Et moi, alors ? riposta-t-il. Elle m'apelle pépé, alors que vous, c'est Carlisle !


Je ne pus réprimer un rire, et je fus imité par quelques autres personnes. Renesmée vit alors le dernier cadeau sur la table et s'en empara pour l'ouvrir. Elle eut vite fait de déchirer le papier doré et trouva, à l'intérieur un grand coffret en bois, artistiquement peint. Lorsqu'elle l'ouvrit, tout le monde put voir la collection de crayons, pinceaux, peintures, pastels, feuilles de papiers, bref, tout le matériel d'un artiste. Renesmée adorait dessiner et peindre. Elle avait un talent surprenant pour son âge dans cet art.

- Super ! s'exclama-t-elle, ravie. Merci, Carlisle, merci Esmé !!
- Content que ça te plaise, dis-je en souriant. Tu vas pouvoir nous faire des oeuvres d'art magnifiques, comme toujours.
- Que nous accrocherons aux murs, ajouta Esmé.
- Et j'espère que nous en aurons aussi, déclara Charlie.
- Idem pour moi, renchérit Jacob.
- OK, OK ! coupa Renesmée en riant. J'ai du boulot, en fait !


Elle entama la discussion avec Jack, mais je n'écoutai pas plus que Esmé, Bella et mes cinq enfants. Je m'étais en effet aperçu qu'Alice avait les yeux dans le vide, et s'était figée. Elle avait une de ses visions prémonitoires. A côté d'elle, Edward se raidissait en lisant dans le cerveau de sa soeur ce qu'elle voyait. Je m'approchai d'elle et la prit par les épaules.

- Alice, murmurai-je tout bas pour qu'aucune oreille humaine n'entende. Que vois-tu ?
- Deux secondes passèrent, puis elle retrouva une expression normale et croisa mon regard.
- Rien de grave, assura-t-elle en se détendant. On en parlera plus tard.
- Alice, que... commençai-je.
- Plus tard, m'interrompit-elle.


Et, se dégageant de mes mains, elle partit rejoindre Nessie et les autres à l'autre bout de la pièce, aussitôt suivie par Jasper. Emmett haussa les épaules et partit à sa suite en entraînant Rosalie avec elle. Je croisai le regard d'Edward.

Edward ! Qu'a-t-elle vu ? Dis-le moi, s'il te plait.

A ma grande surprise, il se déroba en prenant la main de Bella et s'éloigna.

- On en parlera tout à l'heure. Il n'y a rien de quoi s'inquiéter, affirma-t-il.

Je fronçai les sourcils et me tournai vers Esmé.

- J'ai hâte de savoir ce qu'il se passe. S'ils disent qu'on ne doit pas s'inquiéter, ça va, mais je ne suis pas rassuré pour autant...
- Laisse tomber, me conseilla ma femme en mettant un bras autour de ma taille et en caressant ma joue de l'autre main. Contente-toi de profiter de la fête. On verra ça après.


Je soupirai. Elle avait raison.
L'après-midi traîna en longueur. Vers seize heures, tout le monde s'attabla autour de, l'énorme gateau et les loups-garous en mangèrent les trois-quarts à eux seuls. Chaque vampire n'en prit qu'une petite part : la nourriture humaine était tellement écoeurante pour nous ! Cette chose gluante et sans goût descendant lentement le long de mon oesophage... beuârk. J'avais du mal à retenir une grimace de dégoût, et visiblement, il en était de même pour les autres. Heureusement, les humains et loups-garous apprécièrent grandement le gateau. Renesmée également. Le fait qu'elle soit à moitié humaine lui permettait d'apprécier la nourriture des humains, bien qu'elle se nourrisse davantage de sang animal.
Enfin, dans les environs de dix-huit heure, tout le monde partit : Charlie chez lui, en compagnie de Sue - qui vivait désormais avec lui - et les loups-garous, Billy et Quil l'ancien à la Push. Lorsque la porte se fut refermée sur le dernier invité, nous nous précipitâmes tous sur Alice.

- Alors ? Qu'est-ce que tu as vu ? m'empressai-je de demander.
- Relax, soupira-t-elle. Je vous avais dit qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter.
- De quoi s'agit-il, alors ? m'enquis-je.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 07:16

Modifié le vendredi 01 janvier 2010 09:52

Chapitre 2 : Łє νιѕιтєυя ιи¢σииυ

Chapitre 2 : Łє νιѕιтєυя ιи¢σииυ
- J'ai vu qu'un vampire s'apprêtait à venir nous rendre une petite visite.

Je me raidis automatiquement. Manquait plus que ça ! J'espérais que ce vampire, s'il n'était pas végétarien, serait assez intelligent pour nous écouter et accepter de ne pas se nourrir dans la région, qui était le territoire de mon clan, afin de préserver notre anonymat. S'il chassait à Forks... mon Dieu ! Je n'osais même pas y penser. Je sentis la tension des autres membres de ma famille - excepté Edward et Alice - et je posai à nouveau mes yeux sur Alice. Mais, avant que je ne puisse dire un mot, elle me devança :

- Je te rassure, il n'y a rien de grave. Ce vampire est végétarien.

Quoi ? Je croyais qu'il n'y avait que nous, les Cullen, et le clan de Denali ! ...

- Végétarien ? répétai-je bêtement. Comme nous ?
- Qui d'autre ? grommela ma fille en levant les yeux au ciel.
- Ce ne serait pas un membre de Denali ? suggérai-je.
- Non, répondirent Edward et Alice en même temps. Je l'aurais su, sinon, ajouta Alice. Il s'agit d'un vampire que nous n'avons jamais vu. Il ne se nourrit que de sang animal, ses prunelles sont jaunes.
- Et je ne peux pas lire dans ses pensées, d'après la vision d'Alice, ajouta Edward.
- Quoi, tu ne pourras pas lire ses pensées ? m'exclamai-je, abasourdi. Comment est-ce possible ?
- Il a peut-être le même don que Bella, murmura Esmé, qui était venue se serrer contre moi.
- Je ne sais pas. C'est possible, admis-je, songeur.


Intéressant. Je ne savais pas que deux vampires au monde pouvaient avoir le même don. Certes, Démétri et James avaient tous deux le sens de la traque, mais le don de Démétri était bien plus développé que celui de James. Et Aro, comme Edward, lisait dans les pensées, mais son don était plus puissant et ne fonctionnait que par un contact avec sa paume. Idem pour Jane et Kate, laquelle ne pouvait se servir de son don qu'avec un contact physique. Peut-être ce vampire avait un bouclier différent de celui de Bella ?

- Peut-être, fit Edward, répondant à ma question muette. Je n'en sais rien.
- En tout cas, si ce vampire est végétarien, nous ne devrions pas nous inquiéter, déclarai-je. Mais on ne sait jamais. Tu es sûre qu'il est seul, Alice ?
- Absolument sûre et certaine.
- Pour quand est prévue sa visite ?
- Il a déjà pris sa décision. Il sera là dans deux jours.


Dans deux jours ! Si vite ?

- Où se trouve-t-il actuellement ?
- En Amérique du Sud. Il vient d'Afrique.


D'Afrique... je pensais plutôt que les vampires éviteraient ce coin bien trop ensoleillé.

- Il vivait probablement la nuit, marmotta Edward en entendant mon étonnement dans ma tête.
- Mmh... oui. Bon, Alice, surveille ce vampire, s'il te plaît. Végétarien ou pas, je préfère me méfier.
- Très bien.
- Et s'il cherche la bagarre, ça va saigner, s'esclaffa Emmett en brandissant ses poings.
- Saigner ? releva platement Jasper en haussant un sourcil.
- Depuis quand les vampires saignent ? questionna Rosalie, sarcastique.
- Ce n'est qu'une expression, se justifia Emmett. Je...


Mais il s'interrompit en voyant qu'Alice semblait avoir de nouveau une vision. Je la regardai fixement, attendant anxieusement qu'elle reprenne contenance.

- Oh, murmura-t-elle soudain en s'appuyant contre le torse de Jasper, qui l'entoura de ses bras.
- Qu'as-tu vu ? demanda ce dernier.
- C'est... incroyable !! Je ne sais pas comment expliquer ce que j'ai vu...


Je regardai Edward pour en savoir plus, imité par tous les autres, sauf Alice. Il soupira et se lança :

- Alice a vu ce vampire entouré d'un dôme constitué de flammes. Et il...
Je sentis la surprise des autres.
- Des flammes ? coupai-je, éberlué. Qu'est-ce que tu racontes ? Du feu ?
- Oui, des flammes, du feu ! s'énerva-t-il. Et il...
- Mais c'est impossible, il est dans un incendie ou quoi ?! l'interrompis-je.
- Non ! Arrête de me couper la parole, s'il te plait ! s'exclama Edward, irrité. Tu n'es pas comme ça, d'habitude, Carlisle !
- Je... commençai-je, désarçonné.


Il avait raison. Quel imbécile j'étais ! Pourquoi ne cessai-je de l'interrompre ?

Désolé, Edward, m'excusai-je. C'est juste que ça m'a... surpris. Continue.

- Bref, poursuivit-il après avoir hoché brièvement la tête, je disais donc qu'il était entouré d'un espèce de dôme de flammes. Je ne sais pas trop ce que c'était, mais le vampire était au milieu, et n'avait pas du tout l'air gêné par le feu. Il semblait dans son élément...
- Surprenant, murmurai-je, déconcerté.


Nous discutâmes encore un peu, puis, comme il n'y avait rien à ajouter, nous nous mîmes à parler d'autres choses.
Peu après vingt heures, Edward, Jasper, Emmett, Alice, Rosalie, Bella et Nessie partirent chasser, les garçons d'un côté et les filles de l'autre. Ne restaient plus que moi et Esmé. J'étais content que nous soyons seuls tous les deux dans la maison, pour une fois. Je m'assis sur le canapé et Esmé s'installa sur mes genoux.

- Tu t'inquiètes pour après-demain, quand le visiteur vampire sera là ? murmura-t-elle.
- Oui, soupirai-je. De plus, je suis surpris. Un vampire végétarien ! Je croyais qu'il n'y avait que nous et ceux de Denali...
- Tu n'es peut-être pas le seul vampire à avoir été dégoûté de la façon dont il devait s'alimenter dès sa création et à avoir eu l'idée de ne boire que le sang des animaux, dit sagement ma femme. Peut-être lui est-il arrivé la même chose que toi, ou un truc du genre.
- Possible, soupirai-je. Mais qui irait à la chasse aux vampires, à notre époque ?
- Qui te dis qu'il a été créé il y a peu de temps ?


...

- Personne.
- Il est peut-être de la même époque que toi. Ou encore plus vieux.
- Mouais, peut-être, marmonnai-je. Mais ce qui m'étonne le plus, ce sont les flammes qu'Alice a vues autour de lui... ça me fait froid dans le dos rien que d'y penser. C'est surnaturel.
- Parce que, d'après toi, nous sommes des êtres naturels, nous, les vampires ?
- Non... mais je veux dire que... enfin quoi, ça paraît maléfique, ce truc ! m'emportai-je. Qui sait s'il ne commande pas au feu, et les dégâts qu'il pourrait faire à Forks, même s'il prétend être végétarien...
- Bon, Carlisle, dit soudain Esmé en prenant mon visage entre ses mains pour me regarder dans les yeux. Cesse de t'inquiéter et de te poser des questions. Si Alice affirme qu'il est végétarien, il faut la croire. Et, après-demain, tu rencontreras certainement ce vampire en chair et en os, si je puis me permettre cette expression. Ces flammes ne veulent rien dire. On verra ça bientôt, le vampire nous donnera une explication. Alors, arrête.
- Mais si... insistai-je.
- Chut, m'interrompit-elle. Arrête ça, veux-tu !
- D'accord, soupirai-je. Désolé de t'avoir embêtée avec ça.
- Mais ce n'est rien, s'esclaffa-t-elle en passant une douce main dans mes cheveux.


Elle me poussa et je me retrouvai vautré sur le canapé, mais je ne cherchai pas à me redresser. D'ailleurs, Esmé s'allongea aussitôt sur mon torse, et je passai mes bras autour d'elle. Elle s'y blottit en ronronnant presque de plaisir. Nous restâmes un moment ainsi, puis elle se redressa et croisa mon regard. Comme toujours, ses magnifiques prunelles or m'apaisèrent, et je lui souris.

- Je t'aime, murmurai-je avant de poser doucement mes lèvres sur les siennes.
- Mmmoi aussi, répondit-elle en me rendant mon baiser avec passion.
Je l'embrassai jusqu'à ce qu'elle finisse par me repousser gentiment en riant, mais elle ne se décolla pas de moi.
- Je t'embête ? fis-je d'un ton faussement vexé.
- Pas du tout, protesta-t-elle en enfouissant sa tête dans mon épaule.


Je m'esclaffai et déposai un baiser sur le sommet de son crâne, puis lui caressai tendrement les cheveux. Depuis un siècle que je vivais avec elle, je l'aimais toujours autant. Mon amour était infaillible et ne s'estomperait jamais. Je la berçai longuement dans mes bras, puis soudain je pris son menton dans ma paume pour lui faire lever la tête et l'embrasser à nouveau fougueusement. Tout à coup, elle me repoussa en faisant la moue, et je haussai un sourcil, surpris. Je la dérangeais ?

- Les garçons arrivent, se justifia-t-elle. Tu ne les sens pas ?

Ah bon ? Je tendis l'oreille plus attentivemment. En effet, je percevais les pas de trois vampires qui couraient vers la maison.

- Tu me troubles, ronchonnai-je en me redressant pour asseoir Esmé à côté de moi. Je baisse ma garde.
Elle rit et revint s'installer sur mes genoux. Je ne pus m'empêcher de sourire en passant mes bras autour d'elle alors qu'elle s'appuyait sur mon torse, la tête sur mon épaule.


Edward entra peu après, un air amusé sur le visage. Il avait certainement vu dans notre esprit ce qui venait de se passer.

J'espère que tu n'as rien dit à Emmett et Jasper, parce que sinon... menaçai-je intérieurement.

Il ricana, à ma grande exaspération, et Jasper entra de sa démarche féline, suivi par Emmett. Les prunelles de ce dernier brillèrent malicieusement lorsqu'il nous vit, moi et Esmé, enlacés sur le canapé. Je lui décochai un regard furieux.

Edward !! Qu'est-ce que tu leur as dit ? Ma vie privée ne les concerne pas, et...

- Du calme, coupa-t-il en levant la main pour m'arrêter. Je n'ai rien dit, jura-t-il avant de tourner les talons pour monter dans sa chambre, à l'étage.

Grrr...
Esmé me lança un regard interrogateur, et je haussai les épaules.

- Eh bien, cher toubib, m'interpella Emmett, qu'as-tu fait ce soir, pendant que nous chassions ?
- Hum... euh bien... euh... ça ne te regarde pas, rétorquai-je, embarassé.


Je n'allais quand même pas lui dire que j'avais passé mon temps vautré sur le canapé avec Esmé...

- Je crois deviner, ricana mon fils. Bon, je vous laisse. Au fait, les filles ne devraient pas tarder.

Sur ce, il fila à l'étage, et Jasper lui emboîta le pas après nous avoir adressé un bref sourire.

- Ils seront toujours les mêmes, grommela Esmé, quoique plus amusée qu'agacée. Emmett est un vrai gamin, parfois.
- Je t'accorde entièrement raison, approuva Bella, qui venait de surgir dans la villa, suivie de près par Rosalie, qui feula d'irritation en entendant sa soeur critiquer son cher bien-aimé. Hey, calmos, Rose, qu'est-ce que j'ai dit encore ?!
- Tu as approuvé Esmé quand elle a accusé mon Emmett d'être un gamin, répliqua Rosalie en souriant.
- Ne me dis pas que tu vas essayer de te battre contre moi juste pour ça, grogna Bella. De toute façon, c'est moi qui gagnerai, j'ai acquis de l'expérience dans l'art du combat grâce à ton cher époux ! Et je suis plus forte que toi, ajouta-t-elle en tirant la langue.
- Arrêtez de vous chamailler, m'interposai-je en voyant Rose montrer les dents, même si ce n'était que pour blaguer.
- Cher Pépé, toujours aussi pacifique, s'esclaffa une voix que je reconnus aussitôt.
- Ness... Renesmée ! ronchonnai-je en me tournant vers elle. Ne m'appelle pas pépé, ça me donne l'impression d'être vieux...
- Mais tu es vieux, Carlisle, rigola Alice en pénétrant à son tour dans le salon. Tu as plus de trois cents soixante dix ans, ne me dis pas que tu es jeune !
- Mhgrmbl... fis-je en voyant ma petite-fille (tsssk) ricaner.
- Je vais me coucher, annonça celle-ci.
- Très bien, fit son père en dévalant l'escalier, avec grâce et élégance toutefois. Bonne nuit, Carlisle, Esmé, les filles, ajouta-t-il à notre intention.
- C'est ça. Merci. Et vous aussi, répondis-je.


Puis ils partirent tous les trois, Bella, Edward et Renesmée dans leur cottage. Je me levai d'un bond, reposant Esmé sur ses pieds, et j'allai me poster devant la baie vitrée pour regarder, dehors, la forêt plongée dans la nuit. Nous étions bientôt en automne, il faisait déjà nuit assez tôt. Quoique, tôt... il était déjà vingt-deux heures trente.
Derrière nous, Alice et Rosalie s'eclipsèrent à leur tour - probablement pour rejoindre leurs amoureux respectifs à l'étage - et Esmé vint devant moi s'adosser à moi. Je passai mes bras autour de ses épaules et nous contemplâmes la nuit jusqu'au lever du jour.

# Posté le jeudi 10 septembre 2009 13:31

Modifié le vendredi 01 janvier 2010 10:04

Chapitre 3 : Яєραѕ ∂є ναмριяє, яєραѕ ∂'нυмαιи.

Chapitre 3 : Яєραѕ ∂є ναмριяє, яєραѕ ∂'нυмαιи.
Nous regardâmes le jour se lever sur la forêt derrière la baie vitrée. La nature s'éveillait, c'était une fête sans pareille. Chaque créature se réveillait et reprennait ses activités. Je captais des choses impossibles à sentir pour un humain : l'infime martèlement de millions de pattes de fourmis, sur le sol de terre, qui partaient déjà travailler sans relâche toute la journée. Le battement de plusieurs coeurs, gros, petits, ceux des lapins comme des cerfs en passant par les faisans. L'eau dans un lointain ruisseau, qui chantait sur les galets. Je percevais jusqu'à la sève coulant dans les feuilles des arbres...
Et le soleil se levait sur ce paysage magnifique et grouillant de vie. J'ouvris la vitre et sortit, Esmé à ma suite. Le soleil ricochait magnifiquement sur sa peau, ce qui donnait l'impression qu'elle était une créature composée de diamants. Elle brillait, elle rayonnait dans toute sa splendeur... surtout quand elle me regardait avec ce sourire magnifique et ses yeux dorés étincelant d'amour...
Je lui souris, et elle me rendit mon sourire. Je l'enlaçai aussitôt.
Lorsque le soleil fut un peu plus haut dans le ciel, je sentis la présence proche de Bella, Edward et leur fille ; je me détachai donc d'Esmé et lui pris la main.

- Salut, Carlisle, Esmé, nous salua Edward. Il fait soleil, aujourd'hui, ajouta-t-il à mon intention pendant que Bella et Renesmée allaient parler avec Esmé.
- Je sais, j'ai remarqué, maugréai-je.
- Tu ne pourras pas aller travailler, marmonna-t-il.
- Merci de me le rappeler, mais je suis déjà au courant, répliquai-je en jetant un regard noir au soleil.


J'appréciais un petit rayon de soleil de temps en temps, bien entendu, mais je détestais que cela m'empêchât d'aller exercer ma profession de médecin. Même si nous étions un dimanche. J'aurais eu du mal à justifier que je brille comme un diamant quand j'étais exposé au soleil. De plus, les Volturi rappliqueraient illico ici pour me tuer sous prétexte que je révélai notre nature aux humains.

- Bon, je vais chasser, déclarai-je. Tu viens, Esmé ?
- Bien sûr, je n'y suis pas allée hier, répondit-elle joyeusement.
- Bon appétit, rigola Bella. Du bon sang d'élan en perspective, ajouta-t-elle en grimaçant.
- Ce n'est pas aussi bon que le sang humain, mais c'est moins criminel, rétorquai-je, amusé, un peu tristement malgré tout.


Je pensais qu'elle s'était habituée au sang des animaux, et que le végétarisme ne la dérangeait pas trop, comme pour moi et les autres. Mais elle semblait avoir plus de difficultés à se contenter de ça...

- Carlisle ! s'exclama Bella, en voyant la tête que je devais faire. Je ne me plains pas d'être végétarienne, au contraire ! Je précise juste que... je ne suis pas forcée d'apprécier le sang des animaux, même si je préfère ça à assassiner quelqu'un.
- Je sais... désolée, Bella, m'excusai-je. Je sais que tu résistes très bien à l'odeur des humains, pour un vampire qui n'aura un an que demain, dis-je en souriant. Bon, on y va ?
- Oui, oui, fit Esmé. Mais attend un peu, que je me change. Je n'ai pas envie d'aller chasser avec ça, ajouta-t-elle en désignant sa robe pailletée couleur argent. Alice risquerait bien de me mordre si je l'abîmais.


Je m'esclaffai et sautai jusqu'à la fenêtre ouverte de notre chambre pour m'y engouffrer. Esmé m'y suivit de près. Tandis qu'elle ouvrait le placard rempli de vêtements, je regardai dehors et fis un signe de la main à Edward. En souriant. Il me rendit mon sourire.

- Bonne chasse ! cria-t-il avant de rentrer dans la maison au rez-de-chaussée.

Je me retournai vers ma femme qui était à présent en train d'enlever précautionneusement sa robe.

- Tu veux que je t'aide ? m'enquis-je.
- Pourquoi pas, répondit-elle en levant les yeux vers moi. Oups !


La robe venait d'émettre un bruit de déchirure. Nous baissâmes tous les deux les yeux sur l'habit. Elle était déchirée sur une bonne vingtaine de centimètres dans le bas.

- Tu veux que je demande à Jasper de retenir Alice pendant qu'on s'enfuie ? demandai-je en riant.
- Pas la peine... tant pis pour la robe, maugréa-t-elle en la balançant sur le lit. Qu'est-ce que je mets ? ajouta-t-elle en se tournant vers l'armoire. Je ne vais pas y aller en sous-vêtements, quand même.
- Pourquoi pas, rigolai-je en filant me mettre derrière elle pour poser mes mains sur ses épaules nues.
- Très drôle !
- Je sais. Bon, pousse-toi, c'est moi qui choisis ta tenue !


Je me mis devant elle et inspectai les étagères avant de lui donner un pantacourt en jean vaguement délavé et un joli chemisier bleu azur, qui mettait sa peau blanche en valeur. Elle les enfila en vitesse pendant que j'ôtai mes chaussures (j'aimais bien marcher peids nus sur le sol forestier) et elle se tourna vers moi.

- Tu es magnifique, comme toujours, approuvai-je sans lui laisser le temps de dire un mot.

Je la serrai dans mes bras et respirai à fond sa délicieuse odeur caramélisée en fourrant mon visage dans les douces boucles de ses cheveux. Lorsque je la relâchai, elle prit ma main et nous sautâmes par la fenêtre d'un même élan pour atterrir avec légèreté dix mètres plus loin. Nous nous mîmes à courir sans bruit. Le bruit feutré des pieds nus d'Esmé et des miens troublait à peine le silence de la forêt. Toutes les créatures s'éloignaient à notre passage, pas assez stupides pour rester en travers de notre chemin. Contrairement aux humains, toujours attirés par notre splendeur irréelle.
Au bout d'un moment, nous nous arrêtâmes et je fermai les yeux pour humer l'air. J'eus vite fait d'identifier les odeurs qui nous entouraient, bien qu'un peu camouflées par le délicieux parfum d'Esmé.

- Puma, élan, ours, ou... lapin ?
- Lapin ? grogna-t-elle. Tu te moques de moi, là !
- Non, je t'assure ! m'esclaffai-je. Ça grouille de lapins, dans les parages.
- Je sais, mais ce n'est pas avec une créature aussi petite que je vais étancher ma soif. Elan, non merci, ça ne me dit rien. Alors... va pour le puma.
- Très bien, je prends l'ours, déclarai-je.


Sur ce, nous partîmes chacun de notre côté. Je filai en direction de l'ours. Deux minutes plus tard, j'étais dix mètres derrière lui. Il ne m'avait pas senti, occupé à fouiller des buissons, probablement à la recherche de quelques baies. Je m'approchai silencieusement. Pour m'amuser un peu – j'allais finir par devenir comme Emmett – je fis exprès de marcher sur une brindille sèche, qui craqua bruyamment. L'ours, à présent à moins de trois mètres de moi, se figea et se retourna vivement. Lorsqu'il me vit, il se dressa sur ses deux pattes arrière et grogna avant de filer sur moi. En rigolant, je le laissai me jeter à terre, mais j'avais à peine touché le sol que je m'étais déjà relevé et avais contourné l'ours. Celui-ci, déconcerté de ne pas me voir par terre, fit demi-tour et fonça à nouveau vers moi en me voyant. Il m'agrippa par les épaules – crrrrrac, fit la chemise en se déchirant sous les pattes de l'ours - et essaya de me jeter à terre, mais je m'arc-boutai contre lui avec une facilité déconcertante. Ses griffes crissèrent sur mon dos marmoréen et je sentis ma chemise se déchirer un peu plus. Décidant qu'il valait mieux l'achever avant de me retrouver sans chemise, je l'expulsai brutalement à une vingtaine de mètres de là où il s'écrasa sur un arbre dans un sinistre craquement lorsque l'arbre se déracina. Il n'eut pas le temps de faire le moindre mouvement que j'étais déjà sur lui. Je mordis à pleines dents la peau de son cou et aspirai le chaud breuvage bordeau. La vie quitta rapidement le corps de l'ours, et lorsque je l'eus vidé de son sang, je me redressai.

- Hum... fit une voix amusée.

Je me retournai et vis Esmé, nonchalamment adossée à un arbre, en train de me regarder. Elle examina d'un ½il critique ma chemise déchiquetée avant de venir se poster devant moi.

- Euh... j'ai allongé le jeu, marmonnai-je.
- Je m'en doute, s'esclaffa Esmé en caressant mon bras. Tu es comme Emmett !
- D'habitude, je ne fais pas ça, protestai-je. C'était juste pour...
- T'amuser ? acheva-t-elle en souriant.


Je lui rendis son sourire et caressai ses cheveux caramel avant de l'attirer à moi. Elle se blottit contre mon torse et je l'entourai de mes bras.

- Tu as les cheveux pleins de terre et de brindilles, m'apprit-elle en y passant sa main. Il y a même une feuille. Non, deux.
- J'avais envie de me distraire en chassant, pour une fois, rigolai-je.


Elle ne répondit pas et leva la tête pour plonger ses magnifiques yeux dorés dans les miens. Je me penchai et effleurai ses lèvres des miennes. Puis je me redressai et enlevai ma chemise pour constater les dégâts. L'ours l'avait bien amochée : elle était déchirée de partout. Dans le dos, le torse, les manches... Des lambeaux avaient même été arrachés et jetés à terre, remarquai-je en voyant des bouts de tissu bleu ciel par terre.

- Elle est foutue, déclarai-je. Il va falloir en racheter une autre.
- Tu ne crois pas que ça te ferait un look d'enfer, pour changer ? Tu imagines, aller au travail avec ça ? Que diraient les autres médecins...


Je ris avec elle, puis nous repartîmes à la recherche de quelques autres proies. J'attrapai encore deux élans et un cerf, puis je pris Esmé dans mes bras et courus en direction d'une clairière que j'appréciais beaucoup, et où je venais quelques fois les jours de soleil en compagnie d'Esmé.
Lorsque nous y arrivâmes, je posai Esmé sur ses pieds et inspectai du regard la clairière sauvage. Assez petite, pas tout à fait ronde, elle comptait quelques rochers recouverts de mousse dans un coin. Les arbres étaient assez hauts, leurs branches se dressaient majestueusement vers le ciel. L'endroit était entouré de masses de fougères, fleurs sauvages violettes et bleues et autres plantes sauvages. Un rayon de soleil filtré par les feuilles des arbres, ce qui donnait une étrange couleur dorée avec des reflets légèrement verts, tombait sur le milieu de la clairière. J'allai m'allonger dans la lumière, et Esmé vint faire de même à mon côté. Elle glissa sa main dans la mienne et je tournai la tête pour mieux la regarder. Elle étincelait de mille feux, bien entendu. Ses cheveux caramel adoptaient de magnifiques reflets roux, et ses yeux brillaient. Nous restâmes longtemps ainsi, allongés l'un à côté de l'autre.
Lorsque la lumière se fit plus vive, j'en conclus que le soleil était à son zénith. Il devait être dans les environs de midi. Je me levai, imité par Esmé, et nous courûmes jusqu'à la villa. Lorsque nous arrivâmes, Jasper haussa un sourcil et Rosalie ouvrit de grands yeux ronds devant ma tenue. Il faut dire que j'étais pieds nus, vêtu d'un simple jean. J'avais oublié ma chemise déchirée dans la clairière et j'étais donc torse nu. Pour ajouter au tout, j'avais les cheveux pleins de brindilles et de terre.

- Eh bien, Carlisle, ce n'est pas tous les jours qu'on te voie dans cet état, commenta Bella, qui étais assise sur le sofa en compagnie d'Edward et Renesmée. Tu t'es cassé la figure ? insinua-t-elle malicieusement.
- Il s'est battu contre un ours, l'informa Esmé sans me laisser le temps de répondre.
- Ah, je ne suis pas le seul à faire ça, alors, s'esclaffa Emmett. Mais tu aurais dû me le laisser, mon vieux !
- Dans tes rêves, m'esclaffai-je. Il n'y a pas que toi qui a le droit de s'amuser !
- Tu devrais aller prendre une douche et t'habiller mieux que ça, suggéra Edward. Alice a vu que Charlie comptait nous rendre visite aujourd'hui. Il sera accompagné de Jacob.
- Et ils arrivent dans... trois minutes et quarante-six secondes, ajouta sa s½ur.
- Déjà ? m'exclamai-je.


Je filai à l'étage et pris à la hâte une autre chemise bleue dans mon placard ainsi qu'un jean noir, et je fonçai dans la salle de bain.
Lorsque j'en ressortis, des gouttelettes d'eau dans les cheveux, Charlie et Jacob étaient déjà arrivés. Jacob avait pris Nessie sur ses genoux, et Charlie parlait avec Bella. Lorsqu'il leva les yeux sur moi, il regarda brièvement mes cheveux mouillés et souris.

- Bonjour, Docteur Cullen, lança-t-il. On sort de la douche ?
- Bonjour, Chef Swan, répliquai-je. Effectivement, je viens de prendre une douche. Je suis allé me promener en forêt, ce matin.


Chasser, oui.

- Je vois, marmotta-t-il.

Il y eut un vague silence durant lequel je filai m'asseoir dans un fauteuil, où Esmé me rejoignit. Il y avait assez de place pour que nous y tenions tous les deux côte à côte. Charlie ne sembla pas apprécier cette posture, mais il ne dit rien. Après tout, il n'était pas chez lui. Instinctivement, je secouai la tête et éclaboussai du même coup Esmé, qui se leva d'un bond, surprise.

- Carlisle ! maugréa-t-elle en se rasseyant.

Je ris et passai un bras autour de sa taille.

- Désolé. J'avais oublié.

Charlie éclata de rire et nous nous tournâmes tous vers lui. En voyant qu'il était l'objet de tous les regards, il cessa de rire et s'enferma dans un silence buté que Bella réussit à briser en lançant :

- Hum, papa, tu as déjà déjeuné ? Sinon, tu peux rester manger, si tu veux. Il n'est que midi et quart.
- Hein, quoi ? Oh, euh, oui, oui, excellente idée, approuva-t-il en jetant un regard noir à Edward et son frère Emmett, qui ricanaient silencieusement. Qu'y a-t-il au menu ?


Ours et élan pour moi, merci, je viens juste de manger. Ah, j'aurais bien aimé voir sa tête si j'avais répondu ça ! songeai-je en retenant à grand-peine un sourire - imité par Edward, qui avait lu ma pensée.

- Euh...

Bella me jeta un bref coup d'½il. Même si nous ne mangions pas, Esmé faisait régulièrement les courses. D'une part pour sauver les apparences, d'autre part pour les fois où Nessie avait envie d'un casse-croûte pour humain ou que Jacob arrivait totalement affamé, ce qui n'était pas rare après ses escapades dans la forêt avec Nessie.

- On a des pâtes, déclarai-je. Et du riz. On doit avoir quelques steaks au congélateur, et...
- Ça ira, coupa Charlie. Steak et... euh... va pour les pâtes.
- No problem, lança joyeusement Bella. Nous sommes... onze !


Zut ! Il allait falloir jouer la comédie du repas humain. Je détestais cette horrible mixture. Le gâteau de la veille m'avait suffit ! Visiblement, je ne fus pas le seul à penser cela, car Emmett et Jasper se levèrent d'un bond.

- Un... ami nous a invités à manger ailleurs, annonça maladroitement Jasper. Euh... on y va. Bon appétit ! ajouta-t-il en sortant, suivi d'Emmett.

Un ami, tu parles. Ils allaient plutôt faire un petit combat dans la plaine, tels que je les connaissais.

- Hum... Je n'ai pas très faim, marmonna Rosalie. Je vais aller faire un tour.
- Moi aussi, s'exclama Alice en suivant sa s½ur dehors.


Charlie regarda d'un air incrédule et pensif la porte d'entrée, par laquelle quatre de mes enfants adoptifs venaient de sortir.

- Bon, ben... nous ne sommes que sept, finalement, fit Bella.
- Apparemment, grommela Charlie.


Sept personnes, dont seulement trois qui pourraient apprécier le repas de Bella. Pour moi, Esmé, Edward et Bella, ça risquait d'être l'horreur complète. Tandis que ma belle-fille s'activait à sortir les steaks et les pâtes pour les faire cuire, Charlie la regardait faire, l'air un peu nostalgique. Il devait regretter l'époque où, vivant seul avec sa fille, elle lui mijotait tous les jours de bons petits plats.
Lorsqu'elle eut terminé de préparer le repas et qu'une odeur guère appétissante – du moins pour nous – se répandait dans l'air, Bella mit la table pour sept et nous nous assîmes tous sur nos chaises.

# Posté le jeudi 10 septembre 2009 15:30

Modifié le vendredi 01 janvier 2010 10:06